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La flore de calamine

violette calaminaire
La présence de zinc et de plomb dans la région de Stolberg nous donne l'occasion d'observer une autre particularité écologique : la flore de calamine.

Au fil de l'évolution, certaines variétés de plantes ont développé une grande tolérance à ces métaux, qui sont habituellement nocifs pour les végétaux. Ainsi, la violette calaminaire forme de vastes parterres sur ce sol calamineux, voire sur les terrils des mines. Certains de ces terrils sont aujourd'hui des sites protégés; c'est le cas du "Schlangenberg".

Connue sous le pseudonyme de "ville du cuivre," Stolberg devrait, pour être plus exact, porter le nom de "ville du laiton".

Le cuivre ne fut effectivement jamais extrait des mines de la région, mais importé. Les noms de rues traditionnels comme "Kupferstrasse" (rue du cuivre) rappellent d'ailleurs les anciens itinéraires commerciaux qui autrefois sillonnaient l'Eifel. Le cuivre était alors travaillé avec du minerai de calamine et transformé en laiton, avant d'être utilisé pour fabriquer ustensiles et objets décoratifs.

Depuis le temps des Romains, l'industrie du laiton est typique des environs de Stolberg. Elle est l'ancêtre des multiples industries modernes de la ville.

A Breinigerberg, une exposition, organisée par l'Eifelverein, vous informera sur l'exploitation traditionnelle du zinc et du plomb dans la région, ainsi que sur les particularités de la réserve naturelle. Plusieurs visites guidées des réserves naturelles et des zones minières des contreforts de l'Eifel sont d'autre part proposées à partir de cet endroit.

Avant notre ère et durant l'Antiquité, outre le zinc et le plomb, le minerai de fer était déjà extrait dans la région. Il est difficile, aujourd'hui, d'imaginer que ces vallées calmes et idylliques étaient, il y a quelques siècles, voilées par l'épaisse fumée des fonderies et résonnaient du bruit des martelleries. Les fermiers récoltaient le minerai de fer dans les champs, ce qui leur permettait non seulement d'assurer leur propre subsistance, mais aussi de se créer une petite source de revenus supplémentaires.

Les noms de lieux comme "Mulartshütte" font référence à certains noms d'origine wallonne comme Maulart ou Moulart et nous rappellent le"Reydtmeister", le contremaître de la forge ou de l'usine sidérurgique locale. Certains grands industriels de la sidérurgie quittèrent d'ailleurs un beau jour les forges de l'Eifel pour aller s'implanter dans le bassin de la Ruhr. Dans la vallée de la Vicht, le parc naturel a conçu un programme de visites guidées animées par des spécialistes. Leur but : partir à la recherche des vestiges de ces anciens sites miniers.



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